Maria De Campos

Biographie

Maria De Campos artiste peintre  street art, atelier à Romans Sur Isère e

 "L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible."

Maria de Campos est née le 5 octobre 1977 à  Braga(Portugal). Elle vit et travaille à Romans Sur Isère dans la Drôme.

Maria De campos travaille la matière, la couleur, une recherche permanente des rapports entre l'être intérieur et le monde qui l'entoure, dénonciation d'une massification du système culturel, une mauvaise utilisation de l'art dans sa reproductibilité infini, mécanique, numérique, telle la femme accessoire, il devient l'auteur de la généralisation d'une beauté visuelle qui n'existe pas, celle qui agit directement sur nos envies, sur notre inconscient et donc sur nos comportements, mise au point d'une stratégie destinée à nous éloigner de la culture, créant l'isolement intellectuel, l'autisme de la société.

Le travail sur la représentation de Marilyn est une recherche sur l'icône, tel un objet de culte religieux, l’objet de vénération ayant un sens profond, ici Marilyn devient transfiguration et transgression, le spectateur peut ainsi établir un lien très intime avec le tableau, l'image se veut séduisante mais nous dérange aussi, une séduction tellement travaillée qu'elle ne peut pas coïncider avec la réalité.  

Omniprésente dans la mémoire collective, telle une vierge, Marylin nous amène à une critique directe sur le sens de l'image plus général de la femme d'aujourd'hui: la femme objet de consommation et de communication. Image décalée, véhiculant un idéal, elle n'est autre que la représentation des fantasmes d'une société du spectacle, la limite entre érotisme et pornographie n'est donc pas très claire et dépend de son interprétation. Une image de la femme subie par la femme.

Une majeure partie des créations de Maria s'articule autour d'une problématique très actuelle de nos sociétés démocratiques occidentales : la question de l'identité.

Par exemple, dans son autoportrait, Maria a rendu aveugle, muet et sans expression le visage de Marilyn Monroe. Les traits, le caractère, la singularité de cette dernière sont découpés, arrachés, mutilés, anéantis, dispersés. Dans ce travail de déconstruction, l'image Marilyn a perdu sa sensualité, sa beauté, sa féminité, son charme. Sa réalité. Sa présence.

Norma Jean Mortenson devenue Marilyn, puis Marilyn métamorphosée en image, image elle-même mythifiée, élevée au rang d'icône, sont dissoutes instantanément dans cette image mortifiée, dans cette image vidée de substance. Ne subsiste que le vide du masque : masque immonde, violé et violent, d'où toute humanité a disparu. Mais ce masque n'était-il pas déjà celui d'une femme arrachée à elle-même, déjà rendue absente à sa propre existence par la fantasmagorie qui émanait de l'Image ?

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